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Fairtrade: quand le pouvoir change de mains

Plutôt que des dons, Fairtrade mise sur une réelle liberté d’action. Avec la prime Fairtrade, les productrices et producteurs déterminent eux-mêmes où investir l’argent sur place.

Pour nombre d’entre nous, le café, le chocolat ou encore les bananes sont des aliments du quotidien. Or à première vue, il est difficile de se rendre compte des conditions qui règnent au sein des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les labels tels que Fairtrade indiquent, à l’achat, que les matières premières ont été cultivées et travaillées dans des conditions éthiques. Mais en dehors du logo et du rayon de supermarché, qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les agricultrices et agriculteurs, pour les personnes qui produisent sur place?

Plus qu’un prix plancher

Les conditions équitables ne découlent pas d’une aide ponctuelle ni de dons sporadiques, mais d’une amélioration des structures et de la mise en place de règles commerciales fiables. C’est pourquoi le système Fairtrade s’appuie sur deux piliers. D’une part, un prix minimal, qui protège les exploitations contre la chute des prix sur le marché mondial. De l’autre, une prime, versée aux organisations de producteurs: un budget géré collectivement en faveur de projets sur place.

Cette prime ne remplace pas les réformes structurelles, mais elle offre aux acteurs locaux une meilleure marge de manœuvre et favorise des investissements ciblés: à travers le monde, à peu près la moitié de ces sommes sert à améliorer la qualité et les rendements, pour que les exploitations restent rentables.

Fairtrade: de quoi s’agit-il?

Leader des systèmes de certification de commerce équitable, Fairtrade s’appuie sur deux piliers:

  • Prix minimum: sert de filet de sécurité en cas de chute des prix du marché et couvre les coûts d’une production durable.

  • Prime: somme versée pour des projets locaux d’infrastructures, écologiques ou sociaux.

Des panneaux solaires à la formation scolaire

Quand on travaille tous les jours aux champs ou avec les récoltes, on est le mieux placé pour connaître les besoins les plus urgents de l’exploitation. Les familles de producteurs et les travailleurs agricoles décident, lors d’un processus démocratique, de l’utilisation de la prime. Que le budget soit alloué à des projets sociaux, écologiques ou économiques, tout dépend des besoins locaux: si une coopérative en région désertique peut choisir d’acheter des plantes résistantes à la sécheresse ou des panneaux solaires, une autre pourra financer des bourses scolaires ou la construction d’un réseau d’eau potable. Ce qui compte, c’est la réalité sur le terrain, et non la logique d’acteurs externes.

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Contrôles réguliers et failles actuelles

Un contrôle indépendant vérifie que la prime est investie selon un cahier des charges précis. Mais ce modèle n’est pas sans failles: ni le prix minimum, ni la prime ne peuvent contrebalancer, à eux seuls, les sécheresses, l’inflation ou les fluctuations extrêmes du marché. Cependant, ces piliers peuvent aider les plantations à mieux surmonter les crises et à conserver les moyens d’agir.

La base: une transaction juste

La prime Fairtrade ne remplace pas la culture du don: elle modifie les règles du jeu dans les achats. Au lieu de distribuer de l’argent venu de l’extérieur, le mécanisme consolide les décisions locales et l’autonomie économique. Car au final, une transaction juste pour l’agriculture signifie que le pouvoir décisionnaire et les moyens financiers se trouvent là où sont produites les matières premières.

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Cet article a été rédigé par Commercial Content en collaboration avec Fairtrade Max Havelaar. Commercial Content est l'unité de marketing de contenu qui produit des contenus commerciaux pour le compte de Tamedia.

Protection des donnés