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Rénover aujourd’hui pour les étés de demain

L’été 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en Suisse. Dans les immeubles, la rénovation énergétique ne se joue plus seulement en hiver: celle qui ignore le confort d’été engage le bâtiment, et ses occupants, pour 30 ans.

Depuis 20 ans, la rénovation énergétique s’est largement pensée sous le prisme du chauffage. L’été 2026, le plus chaud jamais mesuré en Suisse, avec 43 jours au-dessus de 30 °C à Genève et 37 °C à Lausanne, a rappelé que le thermomètre monte aussi dans l’autre sens.

Pourquoi la chaleur entre dans le cahier des charges

La tendance est appelée à s’accentuer. Selon les scénarios Climat CH2025, la Suisse s’est déjà réchauffée d’environ 2,9 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et les épisodes de forte chaleur deviennent plus fréquents et plus intenses, en particulier en plaine et en ville. Or, c’est souvent la nuit que tout se joue: un immeuble qui n’évacue plus la chaleur accumulée pendant la journée aborde la suivante avec un handicap. L’évolution des consommations est tout aussi révélatrice: selon l’Office fédéral de l’énergie, entre 2000 et 2024, l’énergie consacrée au chauffage des locaux a reculé de 19,5% en Suisse, tandis que celle destinée au refroidissement a progressé de 14,3%.

Isoler sans traiter les apports solaires, c’est améliorer une saison en dégradant l’autre.

Le soleil s’arrête dehors, ou ne s’arrête pas

La hiérarchie des solutions commence à l’extérieur. Un store à lamelles orientables placé devant la fenêtre ne laisse passer qu’environ 10% de l’énergie solaire, un volet 7%. Le même dispositif posé à l’intérieur laisse la chaleur entrer avant de l’arrêter: l’essentiel du gain est perdu. Encore faut-il qu’il résiste au vent – 75 km/h au minimum –, donc qu’il soit motorisé et piloté.

Viennent ensuite les vitrages, qui limitent les apports de chaleur sans sacrifier la lumière naturelle; l’inertie thermique, qui en absorbe une partie; et la ventilation et l’aération, qui évacuent la nuit la chaleur stockée le jour. La norme SIA 180 fixe les exigences de protection thermique estivale. CI Rénovations intègre ces solutions passives prioritaires dès l’étude de faisabilité: l’enjeu est de les arbitrer à l’échelle du bâtiment avant d’envisager un recours au refroidissement actif.

La climatisation n’est pas un plan B

Beaucoup de propriétaires raisonnent comme si un climatiseur pouvait toujours rattraper une rénovation incomplète. C’est une erreur. Pour une raison réglementaire, d’abord: en Suisse, la climatisation de confort n’est pas interdite, mais elle est soumise à autorisation – et une pompe à chaleur réversible en fait partie. À Genève, celle-ci s’obtient dans le cadre d’une demande d’autorisation de construire, à trois conditions: que les mesures constructives aient déjà été mises en œuvre, que la preuve du besoin de froid soit apportée, et que la chaleur rejetée soit valorisée. Dans le canton de Vaud aussi, le refroidissement de confort est encadré: la réglementation conditionne notamment son installation au recours à une part importante d’électricité renouvelable produite sur site. La climatisation ne se substitue donc pas à une conception du bâtiment adaptée aux fortes chaleurs.

L’autre raison est économique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les mesures passives peuvent réduire jusqu’à 80% les besoins de refroidissement d’un bâtiment. Quant au géocooling, le rafraîchissement par sondes géothermiques, il freine la montée des températures plus qu’il ne refroidit et suppose un chauffage au sol; il ne coûte presque rien lorsqu’il est prévu au moment où l’on remplace le chauffage, et devient difficilement rattrapable ensuite.

Prulay 40 à 48 : cinq allées rénovées, avec des fenêtres répondant aux normes acoustiques et thermiques, de nouveaux stores à rouleaux et un entretien...
Une rénovation pensée pour moderniser l’ensemble bâti et améliorer durablement le confort des occupants.
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Prulay 40 à 48 : cinq allées rénovées, avec des fenêtres répondant aux normes acoustiques et thermiques, de nouveaux stores à rouleaux et un entretien des façades.
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Une rénovation pensée pour moderniser l’ensemble bâti et améliorer durablement le confort des occupants.

Une décision qui se prend une fois pour 30 ans

L’échafaudage ne se monte qu’une fois. Isolation, fenêtres, stores, panneaux solaires, production de chaleur: traitées séparément, ces mesures coûtent plus cher qu’intégrées à un projet unique; certains choix, comme le facteur solaire d’un vitrage ou l’emplacement des sondes, ne se reprennent pas.

Le calendrier réglementaire pousse, lui aussi, à anticiper. Genève abaisse les seuils critiques de son indice de dépense de chaleur à 650 MJ/m² en 2027, puis 550 en 2031. Le Valais impose, depuis 2025, le remplacement des chauffages électriques centralisés dans un délai de 15 ans. Vaud prévoit, dès 2027, le recours au renouvelable lors du remplacement des installations en fin de vie et la rénovation, d’ici 2042, des bâtiments de plus de 750 m² les moins performants. Des aides existent dans les trois cantons. En principe, il s’agit de les demander avant les travaux.

Que l’immeuble soit locatif ou en copropriété, ces arbitrages se font à l’échelle du bâtiment; en PPE, où stores, vitrages et façade sont des parties communes, ils passent aussi par l’assemblée. De l’étude de faisabilité au suivi des performances et à l’accompagnement des occupants, CI Rénovations suit l’ensemble de la chaîne pour éviter que la question de l’été ne se perde entre deux métiers.

Ce que le confort d’été vaut à la revente

Un logement qui reste vivable en août se loue et se vend mieux: la surchauffe devient un critère de choix, au même titre que la luminosité ou le bruit. Un immeuble dont protections solaires, vitrages et ventilation ont été pensés ensemble affiche de meilleures performances au CECB et n’aura pas à rouvrir un chantier déjà payé. À l’inverse, une rénovation sans réflexion estivale peut entraîner un double coût: les travaux repris, et une climatisation à financer, faire autoriser, puis alimenter chaque été.

L’anticipation, là encore, ne porte pas sur la saison qui vient, mais sur les 30 ans qui suivent.

Cinq questions à se poser avant de lancer une rénovation énergétique

1. Combien d’heures par an la température dépasse-t-elle 26 °C dans les logements les plus exposés?

2. Les protections solaires sont-elles extérieures, motorisées et dimensionnées au vent?

3. Le facteur solaire des vitrages a-t-il été arbitré, ou seulement leur isolation?

4. Le bâtiment peut-il évacuer la nuit, par l’aération ou la ventilation, la chaleur accumulée le jour?

5. Les mesures de confort d’été figurent-elles au plan de travaux et au budget, ou sont-elles renvoyées à plus tard?

Au-delà du seul remplacement de la production de chaleur, les équipes de CI Rénovations accompagnent les propriétaires sur l’ensemble de la chaîne, quel que soit le mode de détention de l’immeuble: analyse et étude de faisabilité, expertise énergétique, planification des investissements, élaboration du projet, gestion des autorisations, direction des travaux, suivi des coûts et des performances énergétiques. Une rénovation ne se juge pas sur l’hiver qui suit les travaux, mais sur les décennies pendant lesquelles le bâtiment devra rester confortable et attractif.

Comptoir Immobilier — CI Rénovations

Basé à Genève, CI Rénovations pilote les projets de rénovation, de transformation et de valorisation d’immeubles, pour les clients de Comptoir Immobilier comme pour des propriétaires extérieurs. Entouré d’architectes et de mandataires spécialisés, il prend en charge études de faisabilité, expertises énergétiques et CECB+, planification des investissements, demandes d’autorisation de construire et de subventions, direction des travaux et suivi des performances, en lien avec CI Gérance, CI Copropriétés et CI Expertise & Transactions.

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Cet article a été rédigé par Commercial Content en collaboration avec Comptoir Immobilier. Commercial Content est l'unité de marketing de contenu qui produit des contenus commerciaux pour le compte de Tamedia.

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